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 Conférence de Mme S. Donnat
Me de conférences à l'université de Strasbourg

 

 hierat 69 BNU

Papyrus BNU hierat. 69, verso (détail) - © BNU

Le statut particulier de l’écriture hiéro-glyphique dans les pratiques de l’écrit de l’Égypte ancienne est bien connu. C’est en quelque sorte une écriture d’apparat, qui a, comme Pascal Vernus l’a montré, une fonction de « sacralisation ». 

 

 

Dans le domaine des pratiques dites « magiques », cette écriture monumentale est par exemple celle des statues dites « guérisseuses » ou encore des stèles d’Horus sur les crocodiles.

L’écriture cursive du quotidien (« hiératique ») était toutefois elle aussi utilisée dans des rituels de protection des individus contre différents maux. C’est en particulier l’écriture utilisée pour la fabrication de papyrus-amulettes portés par les vivants. Les premiers témoins archéologiques de cette pratique datent de l’époque ramesside (c. 1300-1000 av. n. è.). Il est possible de mettre le développement de cette forme particulière d’amulette en relation avec le développement de la culture scribale au Nouvel Empire, mis en évidence par Chloé Ragazzoli.

Dans cette conférence, après une présentation des amulettes ramessides, on s’intéressera aux conceptions qui fondent la croyance en l’efficacité de ces objets écrits et au contexte historique et sociologique de leur genèse.